Quelques jours à Buenos Aires

C'est après avoir traversé le Pacifique en quelques 12h d'avion et avoir vécu deux fois le dimanche 12 mai (merci le décalage horaire, bim 14h dans les dents) que nous arrivons frais comme des gardons, (évidemment) à Buenos Aires. C'est Luis, super chauffeur de taxi, que nous avons rencontré via Julia du blog le sac des voyages de Juliaqui nous récupère à l'aéroport et nous dépose devant notre Airbnb. C'est une immersion directe : Luis nous embrasse à l'argentine, sur une seule joue ("on peut pas faire deux, ici c'est la crise économique" :) ). Il nous donne quelques trucs pour comprendre la vie à Buenos Aires, et nous parle de son équipe de foot, Vélez, qui joue le soir même face aux célèbres Boca Juniors. Il porte déjà son maillot, il filera au stade juste après nous avoir déposés. Pas de bol pour Luis, il doit nous amener à Boca, le quartier des adversaires du jour. Juste avant d'arriver, il enlève son maillot, parce que bon, il ne veut pas provoquer...On se doutait que le foot était une affaire sérieuse en Argentine, on en a la confirmation ! 

Décalage horaire et découvertes

Plongée dans les traditions locales avec le mate
Plongée dans les traditions locales avec le mate

Nous les Gloubis, on aime bien marcher pour découvrir les villes. On se rend donc en direction de Palermo, l'un des quartiers sympas de Buenos Aires. Par acquis de conscience, on met quand même le GPS. Prévision : 2h15 de marche. Ah oui quand même ! On n'avait pas réalisé que la ville était si étendue. On aurait peut-être du écouter quand Luis nous disait qu'il y avait 15 millions de personnes dans l'agglomération de Buenos Aires, sur 203km2... 

C'est donc parti pour un petit tour de métro (il ne faudrait pas perdre l'habitude...) et de bus. Au bout d'1h15, nous voila arrivés à Palermo. On ne perd pas de temps : mate, empanadas, on se met à l'heure des traditions culinaires argentines. 

On découvre Palermo Hollywood, baptisé ainsi en raison de la forte concentration de studios télé et cinéma que le quartier abrite. C'est un quartier plutôt bobo, avec son lot de petits cafés et de brasseries de bière artisanale. ça n'a pas l'air ultra typique, mais ça fait aussi partie de la vie locale. On entame le chemin du retour en passant par les nombreux parcs que compte Palermo. Le lieu est agréable à vivre, et au bout d'un moment, on ne compte plus les porteños (habitants de Buenos Aires) qui profitent du début de soirée pour faire leur footing, leur tour en vélo, leur gym en petit groupe...dans les parcs. 

Boca et cours de cuisine

Le lendemain, après une nuit toujours marquée par les affres du décalage horaire, Madame Gloubi traverse la ville pour se rendre à un cours de cuisine argentine. Au menu : empanadas, humita, chipacitos, alfajores, et un peu de vin argentin pour faire passer tout ça. On vous partage très rapidement les recettes dans la rubrique "à boire et à manger" ! L'ambiance du cours est très sympa, ça se passe chez Francesco, ancien économiste reconverti dans la cuisine (ça vous rappelle quelquechose?), en petit comité, avec un autre argentin et une brésilienne.

Repue, Madame Gloubi part retrouver Monsieur Gloubi, pour continuer à explorer Buenos Aires. Nous nous sommes donné rdv dans notre quartier, La Boca. Après plus d'1h30 coincée dans les embouteillages porteños (ça fait partie de l'expérience...), Madame retrouve presque par hasard Monsieur, qui commençait à se demander si Madame n'avait pas été enlevée par une soucoupe volante pleine de pumas enragés ;) 

les maisons bariolées de Caminito
les maisons bariolées de Caminito

La Boca est un quartier populaire de Buenos Aires, où se sont installés de nombreux émigrés italiens. C'est sans conteste le quartier le plus touristique de la ville, et les nombreux rabatteurs des restos et autres boutiques de souvenirs made in China sont là pour nous le rappeler. Dans Caminito, sa rue-musée, nous découvrons les maisons aux façades joliment colorées. Mais en s'éloignant un peu des sentiers battus, on comprend mieux tous les avertissements qui nous ont été donnés sur ce quartier, à base de "ne vous y promenez pas la nuit, faites attention à vos affaires, soyez prudents..." Dès que l'on arrête de peinturlurer les façades, on distingue encore plus nettement la vétusté et la fragilité des bâtiments. La Boca reste un quartier vraiment pauvre, malgré la présence du stade La Bombonera (le stade de la mythique équipe des Boca Juniors), qui attire régulièrement des milliers de visiteurs. Personnellement, nous n'avons pas fait de rencontre malencontreuse dans le quartier, alors on reste sur notre image très très positive des argentins :) 

Jour 3 : un petit tour dans le centre

On attaque notre 3e jour dans la capitale argentine, à peu près remis du décalage horaire (non je rigole, on ramasse encore...) 

On saute dans le bus direction la Casa Rosada, le palais présidentiel argentin. Comme on n'avait pas réservé de visite, on ne pourra malheureusement pas en arpenter tous les couloirs secrets. Mais on profite de la vue sur sa façade rosée depuis la plaza de Mayo. 

Haut lieu de l'histoire argentine, la place a vu défiler tous les moments fondateurs du pays. La déclaration d'indépendance de la patrie, la déclaration de la constitution, et pour la partie moins glorieuse, les manifestations des mères de la place de mai. Ces femmes sont les mères, soeurs, épouses, grand-mères des disparus de la dictature. 40 ans plus tard, elles continuent à défiler  toutes les semaines sur la place pour réclamer la vérité sur le destin de leurs proches et, à défaut de pouvoir les retrouver, la reconnaissance de ses crimes par l'état argentin. 

Sur une note plus légère, nous poursuivons notre visite par le quartier de San Telmo et son fameux marché. On y trouve toutes les merveilles de la gastronomie argentine, et tout l'éventail des souvenirs possibles et imaginables. Limités dans le poids de nos bagages, nous ne succomberons pas à l'appel du consumérisme... 

Madame Gloubi se rattrape toutefois quelques mètres plus loin à la Maison du Dulce de Leche. Puisqu'on ne peut pas acheter de pot, on se contentera de les goûter. Tous. Toujours par pure conscience professionnelle bien sûr ! 

Nous passons ensuite place plaza Dorrego, où ont souvent lieu des spectacles ou cours de tango, de plus ou moins grande ampleur. Pour ce soir, ce sera plutôt intimiste : un seul couple, qui semble plutôt expérimenté, nous offre un joli spectacle. Nous allons ensuite goûter notre premier asado (la viande grillée, spécialité argentine). Pas le plus mémorable, mais c'est tout de même un bon début ! 

Il est déjà temps de quitter la capitale, pour rejoindre les glaciers de Patagonie. A très vite donc, avec une polaire supplémentaire ;) 

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Anne Pignal (dimanche, 26 mai 2019 19:34)

    Salut les voyageurs !
    nous venons de suivre votre merveilleux périple en compagnie de Claude Renault.

    quel charme ont ces maisons de Caminino avec leurs façades en bois colorées ! et quelle lumière jaillit de vos paysages !

    bon séjour en Patagonie !