D'Iguazu à San Antonio de Areco (23 au 31 mai)

C'est avec BEAUCOUP de retard que nous vous contons la suite de nos aventures argentines. Non seulement le wifi de qualité y est bien plus difficile à trouver qu'en Asie, mais le temps que nous avons sur place est aussi plus restreint qu'en Asie et nous avons donc plus de mal à nous poser pour avancer dans nos récits... Mais on est sûrs que vous arriverez à suivre quand même :) 

Retrouvailles à l'autre bout du monde

On en parlait depuis quelques temps, les copains Clément et Marie avaient bien envie de nous retrouver quelque part autour du monde. Bébé Léon calé dans le sac à dos, c'est à l'aéroport de Buenos Aires qu'ils nous rejoignent, direction les chutes d'Iguazu. 

Comme on le voit presque nettement sur la photo, les chutes d'Iguazu se partagent entre l'Argentine et le Brésil. Nous avons concentré notre visite sur la partie Argentine, déjà magnifique. 

Nous voila donc partis pour une grosse journée d'exploration de cet immense parc où l'on marche beaucoup, mais avec de belles récompenses à la clé. 

Qui dit parc naturel, dit rencontres avec ses habitants. On vous présente donc les coatis, sympathiques petites bestioles à mi chemin entre le chat, le singe et le raton laveur. Ils partagent avec les singes leur agilité et leur incroyable capacité à vous voler votre nourriture en un clin d'oeil. Le parc a d'ailleurs installé, près des zones de pique-nique, des cages en fer...Pas pour les enfermer, mais pour permettre aux humains de déjeuner tranquille ! 

On a croisé aussi quelques singes, beaucoup de jolis oiseaux, et quantité de moustiques...c'est ça aussi le climat tropical ! 

Le parc côté argentin propose 3 circuits : inférieur, supérieur, garganta del Diablo. Nous avons respecté cet ordre, qui permet de garder le meilleur pour la fin, et de voir les chutes sous toutes leurs coutures. Le débit est évidemment impressionnant, autant que le bruit que les chutes d'eau produisent. La nature en majesté ! 

la fine équipe qui peine à cacher la garganta del diablo
la fine équipe qui peine à cacher la garganta del diablo

Plus de 245 cascades forment "les chutes d'Iguazu". Il y a de quoi en prendre plein les yeux, et plein la figure aussi :D On a eu la chance de ne pas avoir trop de vent, ou en tout cas il allait dans le bon sens, mais certains se font littéralement doucher... 

La Garganta del Diablo (gorge du diable) est la cascade la plus haute, avec une chute de 80 mètres. Toutes cascades confondues, ce sont 6 millions de litres d'eau qui sont déversés par...seconde !! 

L'appétit bien aiguisé par cette belle balade, nous profitons de la passion des argentins pour les barbecues pour nous adonner nous aussi à la gastronomie locale (si si je vous assure !) et faire cuire nos pizzas maison au feu de bois. Buen provecho ! 

Huele bien :)
Huele bien :)

Direction la Pampa

La semaine avance et nous reprenons l'avion, direction la campagne de Buenos Aires, autrement dit, la pampa ! 

Nous arrivons à San Antonio de Areco, très jolie petite ville à 2h de la capitale, et sommes accueillis dans une petite maison au milieu des bois et des chevaux par Male, l'adorable propriétaire. 

Le lendemain, on file à l'estancia La Porteña, "ranch" historique d'Argentine, et l'un des plus beaux et mieux conservés. C'est parti pour une journée et une soirée au rythme des gauchos, les gardiens de troupeaux argentins. Dans une propriété splendide, on aura la chance de faire une petite promenade à cheval; d'aller voir les moutons, les cochons, les poules...et de profiter de la douce lumière de l'automne. 

C'est aussi l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les gauchos et leur style de vie. Connu pour être loyal, courageux mais aussi très indépendant voire un peu tête brûlée, le gaucho est un des emblèmes de la culture argentine. Sa version contemporaine, Juanito, notre gaucho attitré pour la journée, partage bien ces attributs. Taciturne mais vite conquis par les grands sourires de Léon, très attiré par ce monsieur au drôle d'accoutrement. 

Monsieur Gloubi apprenti gaucho
Monsieur Gloubi apprenti gaucho

La nuit tombée, nous avons la chance d'entendre la star locale Oscar "Mosco" Pereyra, gaucho à la voix extraordinaire, qui vient nous jouer quelques chansons traditionnelles. Nous l'écoutons au coin du feu, avec un mate : le tableau est complet :) 

Le tableau serait vraiment complet si on n'avait pas oublié de vous parler de la gastronomie...nous avons été accueillis comme des rois à la Porteña, avec de vrais festins à chaque repas ! Végétariens, on espère que vous aimez le maïs...

Retour chez Male le lendemain, et nous tentons d'éliminer les excès de la veille en découvrant la jolie ville d'Areco, et en faisant 3 fois le tour de son immense jardin au prétexte de montrer les chevaux à Léon. 

Et comme on a pris goût à nos aventures de gaucho, Male nous présente à son ami Martin Tatta, dresseur de chevaux. Nous voila repartis pour une heure de balade. 

Madame Gloubi, qui n'avait pas été très rassurée par les chevaux de l'estancia, s'éclate finalement avec sa nouvelle copine Picasita. Monsieur Gloubi passe devant tout le monde avec Serena, sa jument qui refuse de ne pas être la première de la file. Marie tente de faire trotter Mariposa, qui a franchement la flemme et Léon crie "Enco' !" dès que le cheval de Papa Clément fait une pause au pas. Le tout sous le regard amusé de Martin, l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. (et des blondes, mais cela ne nous regarde pas...) 

L'hospitalité des argentins est encore une fois mise à l'honneur par Male qui nous propose de passer notre dernière soirée dans sa grange aménagée avec beaucoup de goût. Un grand feu nous réchauffe, et nous nourrit aussi d'asados (des pièces grillées) : boudin, saucisses... Bref, vous aurez compris que la nourriture a une place importante en Argentine. Et ce n'est pas pour nous déplaire ! 

Et pour finir ce séjour en beauté, Male (la dame au béret rouge, un emblème de gaucho) nous embarque à son cours de tango. Nous sommes surpris d'y faire drastiquement tomber la moyenne d'âge ! On ne se démonte pas et on tente quand même d'apprendre un ou deux pas...Sans grand succès pour Madame Gloubi ;) 

La guitare de Charlie, le copain de Male, nous accompagne dans cette aventure et nous laisse sur un excellent souvenir de ce séjour. Si l'air de la campagne vous manque, et que vous voulez le dire en espagnol, courez-y, ça s'apelle La Dominga, à Areco

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Commentaires: 1
  • #1

    Laurent (mercredi, 19 juin 2019 17:09)

    "Bref, vous aurez compris que la nourriture a une place importante en Argentine...."
    Et je rajouterais que ce n'est peut-être pas pour rien qu'il y a une ville Aveyronnaise (fondée par des aveyronnais dans les année 1900) qui existent encore ;-). Partout ou la bouffe est bonne les Aveyronnais sont là...