Cambodge: Tourisme responsable

Constat:

Le tourisme de masse autour des ruines d’Angkor ne permet pas aux locaux de profiter des retombées : le développement urbain issu de ce tourisme est réalisé par des capitaux étrangers et la majorité de l’argent dépensé repart dans les pays d’origine, notamment la Chine. Cela fait flamber les prix des logements et des terrains et réduit les terres cultivables.

Dans la même logique, il faut savoir que jusqu’en 2016, les recettes des visites des temples allaient dans

les poches d'une entreprise Sokimex. Depuis peu, le Cambodge a repris la main sur son trésor national.

Heureusement, nous avons découvert quelques initiatives locales, qui viennent doucement enrayer ce phénomène de fuite de capitaux et contribuent à créer de la valeur au Cambodge.

En mettant en avant les différents savoir-faire locaux :

a. Agricoles : Au cours d’une promenade à vélo dans les champs, nous avons découvert une méthode de culture adaptée à une alternance saison sèche / saison humide tout en participant (modestement) aux travaux. L’inondation des terres en saison humide permet la culture du riz & du lotus et la rationalisation de l’eau permet la culture d’herbes aromatiques et de légumes pendant la saison sèche. Ainsi les communautés ont une source de revenus toute l’année.

b. Artisanaux : Nous avons visité une fabrique de différents types de soies (à base de lotus, à base de fruits de Kapok et de vers à soie). Cette activité donne un travail aux femmes des communautés locales tout en remettant au goût du jour un savoir-faire oublié. Reste à consolider les débouchés commerciaux de ces tissus.

En mettant en place des espaces de rencontre entre les touristes & les locaux :

a. Marchés : Le marché local permet de découvrir toutes les saveurs du coin pour un prix modique allant directement dans la poche des acteurs locaux. C’est un point de passage obligé qui permet malgré la barrière de la langue de prendre contact avec la population. L’étonnement et la découverte va dans les 2 sens : les enfants que nous avons croisés étaient fascinés par la rousseur de Mr Gloubi…

b. Villages & bars :

De petites cabanes au bord des champs permettent de profiter d’un bon repas et de se désaltérer. Un système de flottaison avec des vieux bidons d’essence assure une continuité de l’activité pendant la saison des pluies. Ces mini restaurants proposent une cuisine de type « street food », qui vous permet de continuer à découvrir la gastronomie locale, tout en profitant d’un paysage pittoresque.

Des Guesthouses proposant des activités en lien avec le village (participation aux travaux agricoles par exemple) avec commencent également à émerger!

Ces initiatives existent toutes déjà à une petite échelle, il manque « juste » un soutien politique pour les faire connaître et des touristes de bonne volonté pour jouer le jeu.